Né à Poitiers, je pratique la photographie depuis l’adolescence. A la fin des années 80, j’ai posé mon objectif tant sur les marches du festival de Cannes que sur les sublimes paysages de Bretagne. Photographe de presse, de mariage, de studio et enfin formateur en photographie, je suis également auteur de plusieurs ouvrages d’images. Mes oeuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions et certaines d’entre elles ont été récompensées dans des concours, parfois internationaux. J’habite aujourd’hui à Nantes.
J’ai débuté la photographie en professionnel, dans le milieu du cinéma… Photographier la star, photos à la volée ou posées, c’est une belle école ; même si, à l’époque, ces images n’avaient rien d’artistique, ou si peu… Ce qui comptait alors c’était le sujet plus que la forme. Je n’avais pas encore conscience du fait que le sujet en soit ne suffit pas. Ce qu’il faut c’est capter ce qu’il y a derrière. Si un photographe reste en surface, ce n’est qu’un voleur d’images.
Philippe Noiret
Marie Laforêt
Ben Gazzara
Line Renaud
John Hurt
Timothy Dalton, Valeria Golino et le réalisateur Axel Corti
Anne Parillaud
Isabellla Rossellini, David Lynch, Laura Dern, Diane Ladd et Willem Dafoe
Pourtant, un soir à Cannes, en photographiant Nastasja Kinski de loin à travers la foule, j’ai compris que la photographie ne servait pas qu’à montrer. Elle pouvait aussi exprimer autre chose ; une chose impalpable, invisible à l’oeil nu… Pourtant, elle est légèrement floue cette image ; mais qu’importe, la star est là, sous les feux des projecteurs, lumineuse… Elle irradie la foule qui n’a d’yeux que pour elle. Cette image fut mon premier succès, on m’en a régulièrement demandé des tirages, et c’est probablement celle qui m’a poussé à continuer dans cette voie artistique alors que je n’avais que 20 ans.
Je préfère oublier ma période photographe de presse durant laquelle on m’avait clairement expliqué que la photo d’art n’avait pas sa place dans un journal. Dont acte… Je me contentais d’appuyer sur le déclencheur et faisait de l’illustration. Une période qui m’a dégouté de la photographie… Même si parfois, au détours d’un reportage, il m’arrivait de signer quelques images sympathiques.
Les folles journées
Alain Bashung
Ce sont les photos de mariage qui me redonnèrent goût à cet art. Le couple n’attend pas simplement une image souvenir, mais une oeuvre qui conservera l’émotion et saura voir au-delà des apparences pourquoi ce moment est unique. Pour un photographe c’est un challenge…
Enseigner la photographie fut également une discipline valorisante et surtout riche de rencontres et d’échanges… L’occasion surtout de m’interroger sur le but de l’art photographique et comment dépasser les limites pour, quelque soit son niveau, réussir une photo. Mes élèves ne cherchaient pas à réaliser des images pour des musées, mais à simplement à aimer ce qu’ils faisaient.
Aujourd’hui, je cherche encore comment percer le voile et capturer l’invisible qui se cache derrière. L’appareil photo est un outil magique qui permet de percevoir cette autre réalité ; encore faut-il savoir comment faire. C’est ma quête actuelle. J’expérimente ; je me lance des défis… Je cherche à repousser mes limites pour découvrir jusqu’où la photographie peut me mener. Une vaste Terra Incognita à explorer.
« Ce que je cherche, c’est l’ombre derrière l’évidence. » Sarah Moon
Récompenses
Plusieurs de mes photographies ont été récompensées dans des concours locaux, nationaux et internationaux.
Prix du Jury - Catégorie Photographies de mariage. GRAND CONCOURS INTERNATIONAL DE LA PHOTOGRAPHIE 2013 - Photoviews